Le Développement Durable, les vrais enjeux

Le développement durable, prise de conscience

Le sujet du développement durable me tient très à cœur. Ceci remonte à mon adolescence, période où j’étais passionné d’automobiles sportives, d’avions de toutes sortes, de motos anglaises et de bateaux rapides.
J’avoue que ma première préoccupation a été franchement égoïste. J’avais lu dans un livre emprunté à la bibliothèque de mon père, ingénieur, que les ressources pétrolières dureraient encore une trentaine d’années. Cela m’a fait paniquer en me disant qu’il serait difficile de profiter toute ma vie des voitures rapides, des avions et des bateaux, surtout ceux qui ont un moteur V8 qui fait « vloum, vloum, vloum », les deux sorties d’échappement à l’arrière à moitié dans l’eau. C’était magnifique pour moi.
Le futur a été différent. Une fois passé l’expérience des petits plaisirs matériels et futiles énoncés ci-dessus, deux phénomènes se sont produits.
Tout d’abord, j’en ai compris la futilité. Par ailleurs, les progrès techniques avançant, on a découvert du pétrole au fond des mers et dans maints autres endroits jugés jusqu’alors non pétrolifères.
En évoluant dans ma maturité, très curieux de nature, je me suis intéressé à l’environnement et aux énergies alternatives. J’ai découvert un monde fascinant, peu exploité, pour la bonne et simple raison que le pétrole est simplement trop bon marché. J’y reviendrai.

L’emballage : une des premières sources de pollution

Je me suis également intéressé aux problèmes liés à la pollution de tout ordre. Soit atmosphérique, soit celle des eaux, ainsi que les problèmes liés au traitement des déchets provenant de sources non renouvelables, dont la production n’a cessé et ne cesse d’augmenter. Imaginez simplement par exemple la montagne d’emballages plastique qui sortent chaque jour de tous les supermarchés de France, ou de n’importe quel pays dit développé. Il en va de même avec les jouets, comme autre exemple. Imaginez un instant la masse de déchets autour du déballage d’une simple poupée « Barbie*».
Le vrai problème à surmonter après chaque Noël est la masse et le volume de plastique, cartons, fils de fer et autres bouts de trucs et de déchets qui sont jetés après le grand déballage des cadeaux. En fait, il y a plus de déchets que de cadeaux. Scratch, scratch, quelque chose ne va plus ici…
Sans retomber au temps des Cavernes ou de l’Antiquité, et tout en étant totalement conscient de certains bienfaits de l’évolution de notre civilisation. Notamment au plan médical, social, qualité de vie pour tous, il est, en revanche, grand temps de non pas « en prendre conscience » (tout le monde devrait déjà en avoir pris conscience), mais d’agir en conséquence de façon responsable.

C’est le passage concret au développement durable

Le développement durable, c’est « la bouteille à l’encre ». Tout le monde en parle, quasiment toutes les définitions existent, même Wikipédia, en général simple, arrive à en faire une vraie formule mathématique doublée d’une vraie encyclopédie.
Le développement durable, c’est tout simple : c’est une activité économique qui rend à la planète, soit l’environnement, tout autant qu’elle en prend à la base, et ceci en générant un profit. Sans profit, dans l’économie, aucune activité ne peut être durable.
En quelque sorte, c’est le « mouvement perpétuel ». Malheureusement, les lois incontournables de la physique rendent cette définition purement et simplement impossible à appliquer.

Le biodégradable : une des voies d’avenir

Afin que le modèle décrit ci-dessus puisse tourner, il faut injecter une énergie extérieure. On n’a rien sans rien. Pour nos capsules biodégradables, l’énergie principale utilisée est tout simplement le soleil qui amène tous les jours plus que l’énergie suffisante à faire fonctionner nos sociétés.
Dans le cas d’Ethical Coffee Company, jamais nous ne prétendrons que nos capsules biodégradables seules vont sauver l’environnement.
Néanmoins, chaque petit geste compte et sachant que le sujet de la « capsule ou dosette de café » est un sujet, il apparaît, des plus émotionnels (merci George. Soit dit en passant, George Clooney est quelqu’un de bien qui en général s’engage dans des vraies causes utiles. Le fait qu’il fasse de la publicité pour une marque de café utilisant des matériaux polluants m’étonne. Il doit avoir ses raisons). En bref, grâce notamment à George Clooney, le sujet est émotionnel de façon démesurée par rapport à la simple réalité du café.
Ainsi, les capsules ou dosettes de café ayant une très forte notoriété, chez Ethical Coffee Company, nous espérons ainsi « aider » un peu plus l’action des consommateurs quant au droit de chacun à bénéficier et à laisser à ses enfants un environnement propre et vivable.
Nous espérons être imités dans beaucoup de domaines. Depuis l’emballage, en passant par le remplacement des matières plastique issues du pétrole, ainsi que dans tous les autres domaines où le biodégradable peut remplacer des emballages, des pièces automobiles, boîtiers d’ordinateurs, utilisant des matériaux issus de ressources non renouvelables et/ou polluantes.

Utiliser des produits polluants : le choix de la facilité pour certains fabriquants

Malgré la grande difficulté à produire du biodégradable, chez Ethical Coffee Company, nous ne sommes pas des « masochistes ». Nous ne faisons pas partie d’une « secte étrange », mais il faut avouer que pour faire quelque chose qui paraît aussi simple – mais qui est en réalité complexe, pour les capsules de café biodégradables– il faut vraiment être un peu étrange ou vraiment le vouloir. C’est notre cas.
Tout d’abord, les matériaux biodégradables, issus de ressources renouvelables, coûtent plus cher que par exemple le plastique ou l’aluminium.
En clair, notre société gagnerait plus d’argent si nous faisions des capsules compatibles avec les machines Nespresso*, en utilisant tout bêtement du plastique ou de l’aluminium.
En effet, en plus du prix plus élevé, la réalisation d’une simple capsule ou dosette de café espresso, en matière biodégradable de base végétale, amène un énorme faisceau de défis à relever.
Le matériau est extrêmement difficile à travailler. Son traitement est beaucoup plus complexe que celui du plastique ou de l’aluminium. Les machines utilisées tant pour fabriquer les capsules ou dosettes que pour les remplir de café sont considérablement plus précises que celles destinées à fabriquer et remplir des capsules ou dosettes utilisant des matières plastique ou de l’aluminium. En bref, fabriquer des capsules ou dosettes en plastique ou en aluminium est beaucoup plus simple et facile.

Le leurre du recyclage

A se demander pourquoi nous nous compliquons la vie à ce point-là ?
Nous le faisons tout simplement par conviction. Énormément de gens parlent de développement durable, nous en parlons et le faisons.
Il ne faut pas rêver, certains vous parleront de recyclage. C’est simplement un attrape-nigaud dans ce domaine. Ceux qui en parlent n’osent même pas présenter un bilan Carbone normé ADEME (norme officielle) du résultat en pollution lorsqu’une dosette est recyclée.
Ceci pourrait plus que probablement signifier que la dosette recyclée, dans les faits, pollue plus que la dosette tout simplement jetée à la poubelle. Dans tous les cas, la voie est sans issue dans ce domaine.
Il en va de même pour le plastique. Même une certaine marque de capsules, fabriquées en polypropylène et vendues vides afin d’être remplies par l’utilisateur, se dit recyclable (cette marque le mentionne dans sa publicité, et va jusqu’à l’inscrire sur son emballage). Belle comédie… Soyez vigilants. Il y a des vendeurs « d’huile de serpent » au coin de chaque capsule…
Dans la réalité, les dosettes de café en général ne sont pas recyclées. Il y a bien sûr quelques exemples avec l’aluminium où l’on parle d’un « 2% recyclé ». Ce chiffre n’est ni vérifiable, ni vérifié. Dans tous les cas, ceci ne change rien au bilan Carbone négatif du recyclage des dosettes de café.
Pour le plastique, polypropylène par exemple, nous restons à demander à avoir un exemple, en dehors d’une « expérience de laboratoire scolaire… », de dosettes de café, en plastique, effectivement recyclées. Il serait agréable que les fabricants qui le disent le démontrent.
A notre avis, cela tient plutôt de la « pochette surprise ».
A l’opposé, nos produits ont passé tous les tests et se sont vus décerner la norme EN13432. Le test destiné à obtenir la norme prend 6 mois de traitement et observation par un laboratoire certifié. Nous l’avons fait et, de façon amusante, il a été noté que le compost obtenu par nos capsules est de qualité extrêmement élevée. Supérieure à la majorité des autres composts.
En bref, étonnant, dans un monde où l’on prend chaque jour un peu plus conscience de l’importance et des dangers avancés que l’on fait courir à l’environnement qui sera celui de nos enfants, il reste plus facile et moins cher industriellement d’utiliser des produits polluants. Que ce soit du plastique ou de l’aluminium pour les dosettes de café.
Pourquoi ?

Remettre les matières premières à leur vrai prix pour un développement durable qui n’est pas de « façade »

Le vrai point se situe, par exemple pour le pétrole – dont on fait les matériaux plastique utilisés par certains de nos concurrents – au niveau du prix du baril, le produit de base. Ceci est également valable pour l’aluminium, mais de façon légèrement différente.
En effet, le prix du baril de pétrole est déterminé par l’offre et la demande, tout simplement, sans tenir compte en aucune façon des coûts de pollution et également de sa valeur de remplacement.

La valeur de remplacement est le juste prix, rien d’autre

Le point le plus simple à expliquer est la notion de valeur de remplacement. Toute entreprise, comme celle où vous travaillez par exemple, fait chaque année des « provisions comptables » afin d’être en mesure de remplacer les machines, les ordinateurs etc. En fait, elle prévoit le prix qu’il faudra payer pour remplacer le matériel qui sert à faire marcher l’entreprise.
C’est exactement le même schéma qu’il faudrait appliquer au prix du pétrole. Les experts discutent entre une « valeur de remplacement » de soit 400, soit 500 dollars par baril. Prenons 450 dollars comme prix pour refaire la même quantité de pétrole (ou « équivalent pétrole »).
Ceci signifie que chaque fois qu’un baril est vendu 100 dollars à un producteur de plastique qui finit sous forme de capsule, dans le cas qui nous intéresse, il faudrait prélever une « provision » de soit 300, soit 400 dollars (les experts doivent se mettre d’accord), afin que le « vrai prix » du pétrole soit payé, au lieu de payer un prix « à la casse », dépendant seulement du marché et sans pensée aucune pour le futur.

La finalité : des matériaux biodégradables à des prix compétitifs

De cette manière, les produits en matériau biodégradable deviendraient certainement tout aussi, voire plus compétitifs au niveau de leur prix que les dérivés du pétrole. Les plastiques par exemple.
Il en va de même pour l’aluminium qui dévore énormément de minerai, payé non pas à sa valeur de remplacement pour le futur de la planète, mais simplement à sa valeur de marché du moment. Par ailleurs, la fabrication d’aluminium dévore également énormément d’énergie électrique, dont la majorité est issue de moyens de production polluants, tels que centrales au charbon, centrales à fioul etc.
Il ne faut pas oublier qu’une usine d’aluminium en Europe est branchée sur le « grid » électrique européen. Ceci signifie que l’électricité utilisée pour fabriquer de l’aluminium n’est pas disponible pour une autre utilisation plus raisonnable.
En effet, pour l’exemple, si cette énergie n’était simplement pas utilisée, l’électricité d’origine propre et renouvelable serait plus abondante et disponible pour les vrais besoins nécessaires au bon fonctionnement de la société et de l’économie.
En bref, dans ce premier billet, le but est de donner l’exemple du mécanisme qui aujourd’hui rend le développement durable très difficile à soutenir au plan économique.
J’y reviendrai dans un prochain billet. Il faut clairement retenir que le développement durable pour fonctionner et garantir l’avenir de nos enfants doit être en compétition – sur un terrain plat – avec les produits issus du développement non durable.
Il existe des façons de le faire. Celles-ci sont finalement assez simples, il suffit de le vouloir et de faire.
Dans l’intervalle, nous continuons à vous offrir des capsules de café en matière biodégradable et utilisant les meilleurs cafés au monde. Nous arrivons à le faire en « sacrifiant » un peu de profit et également grâce à des procédés extrêmement efficaces dans leur fonctionnement.
Comme déjà dit dans ce blog, pas de boutiques, pas de stars, pas de magazines, pas de TV, chez Ethical Coffee Company, tout l’investissement est dans le café.
A suivre.
Jean-Paul Gaillard
*Marque appartenant à un tiers n’ayant aucun lien avec Ethical Coffee Company.
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Commentaires

4 réponses à Le Développement Durable, les vrais enjeux

  1. Ce n’est pas parce que ces capsules sont biodégradables qu’elles sont moins polluantes car elles restent à jamais des dosettes individuelles. Elles génèrent par conséquent 10 fois plus d’emballage qu’un simple paquet familiale de café et sont plus donc plus polluante à la production. On place certes le débat sur l’écologie (discours marketing ?), mais il est surtout à placer sur l’objectif du partage de ce marché et d’en tirer de substantiels bénéfices.

  2. Chère Madame,

    Le café en capsules ou dosettes individuelles est aujourd’hui une réalité du marché. C’est ce que le consommateur demande.

    Sur la base de cette réalité, quand on sait que le plastique est fait à base de pétrole et que l’aluminium dévore une quantité énorme de minerai et d’électricité pour être fabriqué, il semble clair que la solution biodégradable est nettement plus favorable.

    Nos capsules sont à base végétale et retournent à la terre sous forme de compost de très haute qualité.

    Quand on sait que la production d’une tonne d’aluminium correspond à la consommation d’énergie d’un ménage moyen durant 3 à 4 ans, quand on sait également que la production d’un seul kilo d’aluminium utilise 100’000 litres d’eau, il est clair qu’une réponse devait être apportée. C’est ce que nous avons fait.

    Par ailleurs, il faut également savoir que le recyclage, mis en avant de façon… étrangement… beaucoup plus forte depuis notre arrivée sur le marché, amène un bilan Carbone à la fois « secret » et « douteux ». Ceci dans le cadre de petites dosettes, en plastique ou aluminium, remplies de marc de café.
    Bien sûr, il y a des systèmes de recyclage. Ceci ne veut pas dire que la capsule recyclée pollue moins que la capsule jetée.
    On peut plus qu’en douter puisque les sociétés concernées n’ont jamais présenté de bilan normé type ADEME prouvant leurs allégations. Si le bilan était positif, il serait certainement mis en avant…
    Personnellement, nous pensons qu’il s’agit simplement de créer un effet marketing chez les fabricants qui n’ont pas réussi à mettre au point une capsule biodégradable.
    .
    On ne peut que convenir que la biodégradabilité est la meilleure solution, correspondant à la fois à la demande du marché pour les capsules et offrant la meilleure protection de l’environnement.

    Il y a bien sûr des amateurs de café en « vrac ». C’est un choix. Les études ont cependant montré que la différence de consommation d’énergie par exemple entre le café en « vrac » et l’utilisation dans nos capsules est très mineure.

    Si vous désirez plus d’information, nous y répondrons avec plaisir.

    Dans l’intervalle, comme dit, dans la réalité du marché actuel, la capsule biodégradable apporte à la fois le respect de l’environnement ainsi qu’un espresso de la plus haute qualité.

    Merci de votre commentaire intéressant.

    Bien à vous,
    Jean-Paul Gaillard

  3. Pour la environnement on pourrait ajouter le discours suivant, TRES tendancieux (comme d’habitude) de nos petits copains Nespresso.
    J’ai vu dans un reportage TV une interview d’un « communicateur » Nespresso annonçant fièrement un recyclage REMARQUABLE de 300 tonnes d’alu/an.
    On se garde bien de donner un pourcentage !
    C’est clair que 300 tonnes paraissent être un poids énorme (surtout si c’est de l’or) à l’échelle du consommateur qui n’a pas de notions industrielles.
    Mais il y a un petit calcul simple qui mériterait d’être diffusé.
    Si, plutôt que de donner un brillant éclairage en valeur absolue au consommateur/téléspectateur lambda, on lui parlait en pourcents, les 300’000kg paraîtraient sous un éclairage bien sombre.
    Petit calcul :
    8’000’000’000 de capsules à 1gr = 8’000’000kg d’aluminium
    Donc 300 tonnes = 3.75%
    Cela devrait parler au consommateur
    On est bien loin des 40% de recyclage des bruits qui courent.

    L’Ayatollah

  4. Jean-Paul Gaillard

    Patrick 17/11/2012

    Bonjour,
    J’ai parcouru une partie de votre blog et abandonné après une heure de lecture vu la tournure qu’il prend!
    Je n’ai pas l’impression d’une réel sensibilité à l’environnement de votre part. Plutôt une impression d’acharnement contre Nestlé.
    Certains textes de votre part semblent de bon sens mais vous détournez sans cesse sur Nestle en adoptant une attitude violente et démesurée.
    La lenteur de pénétration des marchés EU par votre marque me fait également penser que malgré vos arguments écologiques, un brouillard autour de votre réel stratégie est évident.
    Quelques questions surviennent. Si l’environnement est si présent dans vos capsules, pourquoi ne pas proposer vos propres machines parfaitement compatibles ? Pourquoi rendre compatibles vos capsules à une marque que vous dénigré autant ?
    Je parlais de stratégie plus haut et j’aimerai connaître votre avis. Vous vous placez en « Messie » des capsules bio mais vous ne mettez en avant vos avantages propres que vis-à-vis des capsules de Nestle. Et vos autres concurrents sont-ils écolos? Ou est-il difficile d’adopter le même comportement envers eux?
    Je pense que vous ne le ferrez pas. Tout simplement car la marque de Nestle se place comme une référence rassemblant une grande population de clients.
    Vous ciblez vos arguments souvent fallacieux dans le but de démarcher chez Nestle afin de gonfler votre chiffre d’affaire!
    Si l’environnement vous sensibilise autant, il y a environ 26 ans vous n’auriez pas créé des capsules en aluminium.
    Je reste convaincu que l’argent reste et restera le principal objectif. Utiliser des prétextes écologiques pour s’enrichir est ridicule.
    Cordialement

    ————————

    Cher Patrick,

    Votre position bien entendu vous appartient. Il est clair que ce blog peut être interprété à toutes les sauces possibles.

    Mon souci est réellement l’environnement. J’ai modifié certaines habitudes de vie afin de le préserver. N’oubliez pas que notre devoir est de veiller au futur de nos enfants. Le nier serait ridicule et extrêmement égoïste, même dangereux.

    Concernant le fait qu’effectivement, j’ai sauvé le projet Nespresso d’une mort décidée à l’époque par Nestlé, il faut comprendre que le monde a changé, tout comme les sensibilités. En 1988, les questions environnementales étaient certes latentes, mais n’avaient pas atteint le niveau de danger actuel.

    Au passage, ma première action a été de faire passer le poids d’aluminium de chaque capsule de 2,5 gr à 1 gr. De plus, j’ai mis en place le premier système de recyclage.

    C’est par la suite, après une étude conduite par Electrowatts, que nous nous sommes rendus compte que finalement, le recyclage polluait autant que de ne pas recycler. C’est toujours le cas aujourd’hui.

    Ceci est un bon point de départ pour le fond de ma réponse. Il est choquant de voir une société se donner une bonne conscience par des démarches publicitaires visant à tout bonnement tromper le consommateur.

    Si dénoncer ce « greenwashing » vous apparaît exagéré, pour moi, il s’agit de quelque chose de normal et qui doit être fait. Les solutions ne sont jamais des solutions miracles, mais des solutions faites de nombreux petits pas.

    Par ailleurs, la compromission n’apporte rien… Bien au contraire.

    Notre capsule est 100% biodégradable et fait un superbe café. Que ceci ennuie Nestlé est normal. Que Nestlé entrave la libre concurrence est anormal au plan des lois, et peu décent quant à l’attention portée à la Planète de nos Enfants.

    Vous mentionnez les autres concurrents. La différence se situe au niveau que les autres concurrents n’entravent pas l’utilisation de nos capsules.

    Par contre, nous n’hésitons pas à parler de la pollution créée par le plastique, tout comme nous parlons de la pollution créée par l’aluminium.

    Vous parlez d’arguments « fallacieux »… et développez un peu vite une « théorie du complot ».

    Pourriez-vous expliciter un peu mieux ce que vous souhaitez dire, c’est peut-être moi, mais je ne saisis pas la question que vous me posez.

    Quant à parler d’écologie comme « prétexte »…, ceci est facile quand on ne connaît pas ce qu’il en coûte d’arriver à faire des capsules biodégradables.

    Si la chose était simple, tout le monde en ferait.

    Je vous retourne donc l’argument de savoir où se trouve le ridicule.

    Je me permets également de vous faire observer que votre courriel laisse transpirer une certaine amertume. Je ne sais pas pour quelle raison. Ceci est de votre ressort.

    A disposition pour quand vous pourrez préciser ce que vous voulez dire exactement, et pour quelles raisons ?

    Bien à vous,
    Jean-Paul Gaillard

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