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Ce n’est pas parce que ces capsules sont biodégradables qu’elles sont moins polluantes car elles restent à jamais des dosettes individuelles. Elles génèrent par conséquent 10 fois plus d’emballage qu’un simple paquet familiale de café et sont plus donc plus polluante à la production. On place certes le débat sur l’écologie (discours marketing ?), mais il est surtout à placer sur l’objectif du partage de ce marché et d’en tirer de substantiels bénéfices.
Chère Madame,
Le café en capsules ou dosettes individuelles est aujourd’hui une réalité du marché. C’est ce que le consommateur demande.
Sur la base de cette réalité, quand on sait que le plastique est fait à base de pétrole et que l’aluminium dévore une quantité énorme de minerai et d’électricité pour être fabriqué, il semble clair que la solution biodégradable est nettement plus favorable.
Nos capsules sont à base végétale et retournent à la terre sous forme de compost de très haute qualité.
Quand on sait que la production d’une tonne d’aluminium correspond à la consommation d’énergie d’un ménage moyen durant 3 à 4 ans, quand on sait également que la production d’un seul kilo d’aluminium utilise 100’000 litres d’eau, il est clair qu’une réponse devait être apportée. C’est ce que nous avons fait.
Par ailleurs, il faut également savoir que le recyclage, mis en avant de façon… étrangement… beaucoup plus forte depuis notre arrivée sur le marché, amène un bilan Carbone à la fois « secret » et « douteux ». Ceci dans le cadre de petites dosettes, en plastique ou aluminium, remplies de marc de café.
Bien sûr, il y a des systèmes de recyclage. Ceci ne veut pas dire que la capsule recyclée pollue moins que la capsule jetée.
On peut plus qu’en douter puisque les sociétés concernées n’ont jamais présenté de bilan normé type ADEME prouvant leurs allégations. Si le bilan était positif, il serait certainement mis en avant…
Personnellement, nous pensons qu’il s’agit simplement de créer un effet marketing chez les fabricants qui n’ont pas réussi à mettre au point une capsule biodégradable.
.
On ne peut que convenir que la biodégradabilité est la meilleure solution, correspondant à la fois à la demande du marché pour les capsules et offrant la meilleure protection de l’environnement.
Il y a bien sûr des amateurs de café en « vrac ». C’est un choix. Les études ont cependant montré que la différence de consommation d’énergie par exemple entre le café en « vrac » et l’utilisation dans nos capsules est très mineure.
Si vous désirez plus d’information, nous y répondrons avec plaisir.
Dans l’intervalle, comme dit, dans la réalité du marché actuel, la capsule biodégradable apporte à la fois le respect de l’environnement ainsi qu’un espresso de la plus haute qualité.
Merci de votre commentaire intéressant.
Bien à vous,
Jean-Paul Gaillard
Pour la environnement on pourrait ajouter le discours suivant, TRES tendancieux (comme d’habitude) de nos petits copains Nespresso.
J’ai vu dans un reportage TV une interview d’un « communicateur » Nespresso annonçant fièrement un recyclage REMARQUABLE de 300 tonnes d’alu/an.
On se garde bien de donner un pourcentage !
C’est clair que 300 tonnes paraissent être un poids énorme (surtout si c’est de l’or) à l’échelle du consommateur qui n’a pas de notions industrielles.
Mais il y a un petit calcul simple qui mériterait d’être diffusé.
Si, plutôt que de donner un brillant éclairage en valeur absolue au consommateur/téléspectateur lambda, on lui parlait en pourcents, les 300’000kg paraîtraient sous un éclairage bien sombre.
Petit calcul :
8’000’000’000 de capsules à 1gr = 8’000’000kg d’aluminium
Donc 300 tonnes = 3.75%
Cela devrait parler au consommateur
On est bien loin des 40% de recyclage des bruits qui courent.
L’Ayatollah
Patrick 17/11/2012
Bonjour,
J’ai parcouru une partie de votre blog et abandonné après une heure de lecture vu la tournure qu’il prend!
Je n’ai pas l’impression d’une réel sensibilité à l’environnement de votre part. Plutôt une impression d’acharnement contre Nestlé.
Certains textes de votre part semblent de bon sens mais vous détournez sans cesse sur Nestle en adoptant une attitude violente et démesurée.
La lenteur de pénétration des marchés EU par votre marque me fait également penser que malgré vos arguments écologiques, un brouillard autour de votre réel stratégie est évident.
Quelques questions surviennent. Si l’environnement est si présent dans vos capsules, pourquoi ne pas proposer vos propres machines parfaitement compatibles ? Pourquoi rendre compatibles vos capsules à une marque que vous dénigré autant ?
Je parlais de stratégie plus haut et j’aimerai connaître votre avis. Vous vous placez en « Messie » des capsules bio mais vous ne mettez en avant vos avantages propres que vis-à-vis des capsules de Nestle. Et vos autres concurrents sont-ils écolos? Ou est-il difficile d’adopter le même comportement envers eux?
Je pense que vous ne le ferrez pas. Tout simplement car la marque de Nestle se place comme une référence rassemblant une grande population de clients.
Vous ciblez vos arguments souvent fallacieux dans le but de démarcher chez Nestle afin de gonfler votre chiffre d’affaire!
Si l’environnement vous sensibilise autant, il y a environ 26 ans vous n’auriez pas créé des capsules en aluminium.
Je reste convaincu que l’argent reste et restera le principal objectif. Utiliser des prétextes écologiques pour s’enrichir est ridicule.
Cordialement
————————
Cher Patrick,
Votre position bien entendu vous appartient. Il est clair que ce blog peut être interprété à toutes les sauces possibles.
Mon souci est réellement l’environnement. J’ai modifié certaines habitudes de vie afin de le préserver. N’oubliez pas que notre devoir est de veiller au futur de nos enfants. Le nier serait ridicule et extrêmement égoïste, même dangereux.
Concernant le fait qu’effectivement, j’ai sauvé le projet Nespresso d’une mort décidée à l’époque par Nestlé, il faut comprendre que le monde a changé, tout comme les sensibilités. En 1988, les questions environnementales étaient certes latentes, mais n’avaient pas atteint le niveau de danger actuel.
Au passage, ma première action a été de faire passer le poids d’aluminium de chaque capsule de 2,5 gr à 1 gr. De plus, j’ai mis en place le premier système de recyclage.
C’est par la suite, après une étude conduite par Electrowatts, que nous nous sommes rendus compte que finalement, le recyclage polluait autant que de ne pas recycler. C’est toujours le cas aujourd’hui.
Ceci est un bon point de départ pour le fond de ma réponse. Il est choquant de voir une société se donner une bonne conscience par des démarches publicitaires visant à tout bonnement tromper le consommateur.
Si dénoncer ce « greenwashing » vous apparaît exagéré, pour moi, il s’agit de quelque chose de normal et qui doit être fait. Les solutions ne sont jamais des solutions miracles, mais des solutions faites de nombreux petits pas.
Par ailleurs, la compromission n’apporte rien… Bien au contraire.
Notre capsule est 100% biodégradable et fait un superbe café. Que ceci ennuie Nestlé est normal. Que Nestlé entrave la libre concurrence est anormal au plan des lois, et peu décent quant à l’attention portée à la Planète de nos Enfants.
Vous mentionnez les autres concurrents. La différence se situe au niveau que les autres concurrents n’entravent pas l’utilisation de nos capsules.
Par contre, nous n’hésitons pas à parler de la pollution créée par le plastique, tout comme nous parlons de la pollution créée par l’aluminium.
Vous parlez d’arguments « fallacieux »… et développez un peu vite une « théorie du complot ».
Pourriez-vous expliciter un peu mieux ce que vous souhaitez dire, c’est peut-être moi, mais je ne saisis pas la question que vous me posez.
Quant à parler d’écologie comme « prétexte »…, ceci est facile quand on ne connaît pas ce qu’il en coûte d’arriver à faire des capsules biodégradables.
Si la chose était simple, tout le monde en ferait.
Je vous retourne donc l’argument de savoir où se trouve le ridicule.
Je me permets également de vous faire observer que votre courriel laisse transpirer une certaine amertume. Je ne sais pas pour quelle raison. Ceci est de votre ressort.
A disposition pour quand vous pourrez préciser ce que vous voulez dire exactement, et pour quelles raisons ?
Bien à vous,
Jean-Paul Gaillard